La mort sur ordonnance
- Isabelle Sojfer

- 20 févr.
- 3 min de lecture

Le projet de loi sur la prétendue « aide à mourir » vise à légaliser l'assassinat, pourvu qu'il soit réalisé par un soignant. Bien sûr, aucun d'entre nous ne souhaiterait souffrir sans espoir de rémission, ni être maintenu en vie artificiellement pendant des jours ou des années. Mais il s'agit de tout autre chose. C'est une rupture civilisationnelle où les médecins, qui jusqu'à présent avaient pour devoir de préserver la vie, vont devenir des dispensateurs de mort.
Tel qu'il se présente actuellement, ce projet de loi ne comporte aucun garde-fou. La demande du patient n'aura même pas besoin d'être écrite ! N'importe quel praticien pourra vous tuer en prétendant que c'était votre volonté.
Ce projet de loi s'accompagne d'un « délit d'entrave » : si vous essayez de dissuader votre conjoint, votre mère ou votre enfant de se faire donner la mort, vous serez passible de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.
Pourquoi est-ce que j'aborde ce sujet sur depuis que tu es au ciel ? Déjà, parce que cette loi va produire un nombre accru de personnes en deuil. Ensuite, parce que j'entends souvent des personnes en deuil dire qu'elles ont hâte de rejoindre leur défunt(e). Gardez-vous bien d'exprimer ce souhait une fois que cette loi sera passée ! Les députés ont rejeté un amendement visant à exclure les demandes d'euthanasie pour motif psychologique. Une simple plainte de votre part pourrait plus tard, surtout si vous êtes hospitalisé(e), vous coûter la vie sans que personne puisse quoi que ce soit pour vous sauver.
Sous couvert d'abréger les souffrances, ce projet de loi a deux objectifs : réaliser des économies (songez à toutes les retraites et allocations qui ne seront plus versées), et récupérer des organes. Contrairement à ce qu'on vous dit, les organes ne sont pas prélevés sur un mort ; il faut qu'ils soient irrigués pour être exploitables. Ils sont prélevés sur quelqu'un en état de mort cérébrale, c'est-à-dire sur quelqu'un de vivant. Ils font l'objet d'un commerce international juteux. Certes, les organes sauvent des vies, encore faut-il comprendre dans quelles conditions. J'ai connu un homme pauvre qui attendait un rein depuis deux ans : il est mort avant d'avoir obtenu sa greffe. A contrario, un milliardaire obtient son organe dans la semaine. Dans tous les pays où l'euthanasie est légalisée, on observe qu'elle s'applique surtout aux plus modestes.
Il y a actuellement des personnes, sur cette terre, qui pensent que nous sommes trop nombreux et que nous vivons trop longtemps. Ces personnes n'envisagent pas de disparaître pour laisser la place aux autres. Elles ne se comptent pas dans le « nous ». Elles s'estiment supérieures parce qu'elles ont de l'argent. Elles estiment avoir le droit de vivre au détriment de personnes pauvres, âgées ou handicapées.
Je vous ai déjà parlé de l'humusation pratiquée dans certains états des États-Unis. Avec la loi en passe d'être adoptée, vous serez bientôt considéré(e) comme un ensemble de pièces détachées recyclables plus que comme un être humain. Nous vivons une époque abominable qui n'aura bientôt rien à envier au nazisme..
Alors, quel que soit votre chagrin dans le deuil, rappelez-vous votre droit inaliénable de vivre ! Face à des gens qui veulent votre peau, la meilleure riposte est de vivre et vivre encore, rien que pour les embêter.
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D'autres pistes pour vivre dans DEPUIS QUE TU ES AU CIEL (le livre).
collage : Isabelle Sojfer



Pourtant la loi Léonneti était particulièrement bien faite et malheureusement méconnue du public.
Oui incompréhensible en France de vouloir tout gérer et prendre les décisions pour les autres . Heureusement en suisse vous avez le droit de décider...et d'être suivi par des associations contrôlées, mais respectant vos choix.personne d'autre que vous savez votre détresse...obliger les gens à suivre ce que les super décideurs médecins ce dont vous avez besoin relève de la dictature. Tout simplement. Et on se croit dans un pays où les lumières sont nées ?
Beaucoup ont oublié...liberté n'est pas synonyme de despotisme. On n'est pas là comme les interdictions de rouler à 130 ou 80/90... le suicide assisté, géré par le suicidant lui même devrait être traité par d'autres personnes que des médecins qui en ont raz le bol…